Bienvenue!

Bienvenue sur ''Plume de Vie'', le blog de Florence Pungong.

"Plume de Vie" propose une réflexion différente et profonde sur le sens de la foi chrétienne.

Vos commentaires aideront à améliorer la qualité du service et pourront même inspirer de futurs articles. N'oubliez pas de vous abonner si vous voulez être notifiés de leur arrivée.

Une version anglaise de ce blog est disponible à l'adresse suivante: www.lifeflowingpen.com

Bonne visite et que Dieu vous bénisse !

Florence P.
En CHRIST JESUS Seul...

lundi 18 août 2014

Amis de Dieu et coeur de Dieu (I)

Août est le mois de l’amitié dans mon église et cette année, l’accent est spécialement mis sur ce que les amis de Dieu peuvent attendre de Lui: bénédictions, repos/protection, secrets et productivité. Pour ne rien rater de tout cela, j’ai identifié quelques amis de Dieu dans la Bible et j’ai essayé de comprendre ce que Dieu avait particulièrement pu aimer en eux. Commençons avec Abraham. 

Trois hommes lui rendent visite ; et au moment de partir, l’un d’eux, l’Éternel, se ravise : « Cacherai- je à Abraham ce que je vais faire?... » et Il lui révèle un secret. Il lui apprend qu’Il va descendre parce que le cri contre Sodome et Gomorrhe s’est accru, et leur péché est énorme (Gen 18.17, 20). Abraham comprend qu’il ne s’agira pas d’une simple inspection. Il comprend que Dieu veut détruire ces villes et il se met à plaider : « Peut- être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville: les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d’elle ? » Il n’est pas égoïste, tribaliste ou népotique. Il peut faire un calcul rapide de la famille de Lot, moins de 10 personnes, et se contenter de prier pour eux, mais il est négocie plus largement que cela. La première leçon que j’en tire, c’est que si nous voulons devenir des amis de Dieu, nous devons avoir le cœur large. Nous devons apprendre à nous soucier sincèrement de ceux qui ne font pas partie de nos amis ou de notre famille. C’est pourquoi Jésus dit plus tard aux disciples : Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi agissent de même. (Luc 6.32-33)

Abraham négocie finalement dix justes pour le salut de la ville. Il ne descend pas plus bas parce qu'il ne considère même pas  la possibilité que certains des membres de la maison de son neveu peuvent ne pas être sauvés. Dans sa tête, aucun membre de la famille de Lot ne peut être concerné par le jugement de Dieu. Il croit qu'en négociant pour dix personnes, il ne sauve pas uniquement tous ses parents, mais peut-être aussi un, deux ou trois autres habitants de Sodome et Gomorrhe. Mais la Bible nous dit que quand les envoyés de Dieu ont dit à Lot de faire sortir tout ce qui lui appartenait de la ville car ils allaient la détruire, Lot a parlé à ses gendres, qui avaient pris ses filles, mais ils ne l’ont pas pris au sérieux. Finalement, Lot n’est parti qu’avec sa femme et les deux filles qui vivaient encore sous son toit (Gen 19.12-15). Il a perdu d’autres filles, des gendres et peut-être aussi des petits-enfants, dans le feu - et nous savons comment a fini sa femme. De la même manière, beaucoup de parents ne réalisent pas que leurs enfants ne partagent pas leur foi et qu’ils sont éloignés du Seigneur. Ils pensent que le fait de les trainer à l’église chaque dimanche suffit et ils ne se rendent pas compte que si Dieu devait descendre, leurs petits chéris manqueraient inévitablement à l’appel.

La deuxième leçon que je tire de l’intercession d’Abraham, c’est que s’il avait su qu’il n’y avait pas autant de justes dans la ville, il aurait continué à plaider. Il s’est arrêté parce qu’il était certain d’avoir "gagné". Son but n’était pas de sauver sa famille – sinon il n’aurait jamais commencé à négocier à 50 mais à 10. Son but était de sauver ces villes en dépit de leurs abominables péchés. Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens passent leur temps non pas à intercéder (= plaider pour), mais à demander à Dieu de frapper et de détruire tout ce qu’ils jugent abominables. C’est ainsi que Jacques et Jean voulaient commander que le feu descende du ciel et consume des samaritains qui avaient refusé d’héberger Jésus. Jésus les a sévèrement réprimandés et leur a rappelés qu’Il était venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver (Luc 9.52-56).

Tout ceci me rappelle que nous devons être compatissants et miséricordieux comme le Seigneur. Cela me rappelle qu’en réalité, Dieu ne désire pas du tout la mort du pécheur. Sa volonté est au contraire qu’il se repente, se convertisse, soit sauvé et parvienne à la connaissance de la vérité (1Tim 2.4). Les amis de Dieu aiment Sa volonté par-dessus toute chose. Que Sa volonté – de sauver les pécheurs – soit faite. Dieu aimait Abraham parce qu’il avait un cœur large, compatissant et miséricordieux comme le Sien. 

Excellente semaine dans l'intercession et l'amitié du Christ. A bientôt.

lundi 11 août 2014

Il connaît ton coeur

« Et l’Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur… Le Seigneur dit: quand ce peuple s 'approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine. » 1Sam 16.7 et Es 29.13

J'ai pris des nouvelles d'une dame, qui n’a plus mis les pieds à l’église depuis plusieurs mois, ce weekend. Je voulais surtout savoir si elle allait au moins dans une autre église. Son amie m’a répondu que la dame reste simplement à la maison et qu’il fallait prier pour elle parce qu’elle avait trop de problèmes. je sis que cette dame est passée par des moments très difficiles par le passé et, pour autant que je sache, il n’y a pas grand chose qui a changé pour qu’une situation autrefois « supportable » ait brusquement cessé de l’être. 
La vérité c’est que beaucoup de gens ne viennent pas à l’église parce qu’ils aiment sincèrement le Seigneur, mais parce qu’ils espèrent quelque chose de Lui et quand ils ne l'obtienne pas, ils se réservent le droit de changer de « fournisseur ». Mais Dieu connaît le cœur de tout un chacun. Je peux donner le change en jouant les super-spirituelles et en assistant à toutes les réunions de prière. Les gens peuvent même s’étonner que, malgré une telle dévotion, je ne sois toujours pas exaucée, parce qu’ils jugent selon les apparences ; mais Dieu, qui connaît mon cœur, sait  de quel côté je me tiens vraiment. Il sait si je suis du côté des amis de Daniel [qui avaient répondu au roi que même si leur Dieu ne les délivrait pas, cela ne changerait rien à leur service] ou bien, si je suis du côté des enfants d’Israël [qui ont murmuré et qui étaient prêts à retourner en Égypte dès les premières contrariétés].

Dieu connaît nos cœurs, Il connaît la raison véritable pour laquelle chacun de nous vient à l’église. Ceux qui l’aiment vraiment sont dans une relation comparable au mariage avec Lui : ils sont ensemble pour le meilleur et pour le pire, dans les bons et dans les mauvais jours, dans la prospérité et dans l’adversité. Mais ceux dont le cœur est éloigné de Dieu, Le prennent pour une boutique. S’ils ne trouvent pas l’article qu’ils sont venus acheter, ils arrêtent de venir et changent de magasin. Aux premiers, le Seigneur ne refuse AUCUN bien (Ps 84.11). Aux seconds, Il résiste jusqu’à ce qu’ils capitulent et comprennent éventuellement qu’Il sait ce qu’Il fait ; Il est le Seul qui peut leur venir en aide ; Il n’a d’ordre ou de conseil à recevoir de personne et il vaut mieux s’en faire un ami.

Je vous souhaite une excellente semaine à faire confiance au Seigneur.

A bientôt!

lundi 28 juillet 2014

Bribes de révélation : Privilèges de soldat


« Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais? Qui est-ce qui plante une vigne, et n’en mange pas le fruit? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau? Ces choses que je dis, n’existent- elles que dans les usages des hommes? La loi ne les dit- elle pas aussi? Car il est écrit dans la loi de Moïse: Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Dieu se met-il en peine des bœufs, ou parle-t-il uniquement à cause de nous? Oui, c’est à cause de nous qu’il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l’espérance d’y avoir part. » 1 Cor 9.7-10

Ce passage m’a poussée à méditer sur la condition de soldat la semaine dernière, et j’ai réalisé certaines choses qui, appliquées à la foi chrétienne, peuvent radicalement transformer notre quotidien.
Dans toute armée responsable, les soldats sont pris en charge. Ils sont logés, nourris, soignés et véhiculés. La scolarité de leurs enfants est assurée. Les blessés ne sont jamais abandonnés à l’ennemi et les morts, sont reçus et accompagnés dans leur dernière demeure avec les honneurs militaires. L’armée sait qu’il ne serait profitable à personne qu’un soldat ait l’esprit obscurci par de tels soucis sur le champ de bataille. Toutes ces choses sont donc entièrement prises en charge par l’armée. Les soldats ne peuvent pas non plus rêver de la grosse cylindrée qu'ils veulent s'offrir ou de la superbe villa qu'ils ont l'intention de s'acheter. Il n'y a pas de place pour le luxe sur le champ de bataille. Ce sont ceux qui sont en congés ou en retraite qui peuvent se payer « le luxe » d'avoir de telles pensées.

Je sais que dans certains pays, les soldats sont mal payés, mal vêtus et même, mal équipés pour le combat. Mais je parle de ce qui se passe dans les nations responsables. Or le  Royaume de Dieu est infiniment plus sérieux et responsable que la nation la plus responsable. Autrement dit, et c’est la pensée du texte ci-dessus, celui ou celle qui sert véritablement le Seigneur, celui ou celle qui est réellement enrôlé dans Son armée, doit avoir l’assurance que ses besoins seront entièrement couverts. Toutes les ressources terrestres, célestes et même sous-marines seront mobilisées pour qu’ils n’aient pas d’autre souci que la Mission et la volonté de Dieu. Si tu es en proie au manque – nourriture, logement, vêtements etc. – demande-toi honnêtement si tu n’as pas déserté depuis longtemps à cause des difficultés. Cependant, si tu es un véritable soldat de Christ, alors ne t’inquiète de rien : Dieu se charge de tout. Ne roule pas des yeux inquiets au sujet du loyer, des factures, de la bouffe ou de la scolarité de tes enfants. Dieu s’en occupe (Mat 6.25-33). Contente-toi de Le servir fidèlement avec les armes de destruction massive qu’Il a mises à ta disposition.


Bonne semaine en CHRIST JESUS et à bientôt.

lundi 21 juillet 2014

Quelques mots sur le service

Je ne serai pas originale cette semaine, car je vais me contenter de partager avec vous, quelque chose qui m’a édifiée pendant la réunion des ouvriers hier à l’église. J’ai juste un tout petit peu brodé sur ce qui a été dit.

«Si quelqu’un me sert, qu’il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.» Jean 12.26
Après avoir noté que le mot sert/serviteur revient à trois reprises dans ce petit verset, l’un de nos pasteurs a relevé trois éléments importants en rapport avec le service.

La règle du service : Si quelqu’un me sert, qu’il me suive. Autrement dit, il y en a qui “servent” sans suivre. C’est à ceux-là que Jésus s’adresse quand Il dit: « Plusieurs me diront en ce jour- là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? [i.e. n’avons-nous pas SERVI en ton nom ?]. Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez- vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.” Mat. 7:22-23
La règle su service est donc que si nous disons que nous Le servons, nous devons aussi Le suivre. Et comment suivons-nous? En obéissant à Sa parole et à Ses commandements; en suivant la guidance du Saint Esprit; en imitant Son exemple (amour et compassion…); en nous accrochant à Sa cause (« ... Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure [l’heure de la Passion]. Père, glorifie ton nom… » Jn 12:27) etc.

La communion du service : Là où je suis, là aussi sera mon serviteur. D’où la question: Où se trouve Jésus maintenant? Où est-Il afin que j’y sois aussi, moi, son serviteur ou sa servante? Jésus n’est plus physiquement avec nous; ce qui veut dire que nous devons le chercher dans un endroit spirituel. À l’époque Il se trouvait dans un lieu d’engagement et de consécration. Il avait dédié Son temps et Sa vie à une cause. Il était aussi dans un endroit de constante communion et communication avec le Père. Il avait l’esprit si alerte que quand Dieu a momentanément tourné Sa face loin de Lui sur la Croix, Il s’en est immédiatement aperçu. Cependant, beaucoup d’entre nous ne remarquent même pas quand Dieu nous tournent la face. Sommes-nous certains que Dieu est avec nous? Et si oui, comment le savons-nous? Jésus était aussi dans un lieu de paix et de victoire. Si nous Le servons réellement, c’est dans de tels endroits que l’on devrait aussi nous trouver. Un véritable serviteur ou une véritable servante de Dieu ne devrait jamais demeurer dans un endroit de défaite, d’anxiété, de confusion, ou de manque de quelque nature que ce soit.

La récompense du service: Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. La plupart des pays savent honorer ceux qui on rendu d’exceptionnels services à la nation. Pareillement, Dieu a aussi une manière bien à Lui d’approuver notre service. Jésus s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur ; Il s’est humilié et a obéi jusqu’à la mort ; et en retour, Dieu L’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au- dessus de tout nom (Phil 2.5-9). Il y a quelque chose qui suit le service. Dieu n’est pas injuste pour oublier notre travail et l’amour que nous montrons pour Son Nom en rendant service aux saints (Héb. 6.10).
Si nous servons de cette manière et dans cet état d’esprit, nous ne manquerons pas d’expérimenter la paix, la joie, le succès et un profond sentiment d’accomplissement dans notre service.

Excellente semaine en Christ Jésus et à bientôt.

lundi 14 juillet 2014

Bribes de révélation : C’est pour le Seigneur...

Mat 21.1-3, « Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux disciples, en leur disant: Allez au village qui est devant vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle; détachez-les, et amenez-les-moi. Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez: Le Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller. »

Les disciples ont obéi et les choses se sont passées exactement comme Jésus les avait prédites. Ce passage contient une importante clé en matière de provision. En effet, si c’est le Seigneur qui a besoin de ce que vous demandez, la provision ne manquera jamais. « Emmenez-les Moi, J’en ai besoin. » Les problèmes et les manques surgissent quand nous demandons au Seigneur, des choses dont Il n’a nullement besoin. 
Ainsi, ce ne sont pas tous les projets qui sont initiés dans une église qui ont l’approbation du Seigneur – pensez à Mat 7.22-23 : « Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » Quand le Seigneur appelle/envoie, Il équipe. Ce n’est pas un mauvais employeur. C’est un Patron responsable qui nous donne toujours les moyens d’accomplir notre mission. Si c’est vraiment Dieu qui est derrière quelque chose, on n’a pas besoin de manipulation pour forcer les crédules fidèles à donner. 
Ceci vaut tant à l’échelle collective, qu’à l’échelle individuelle. Si tu veux faire quelque chose "pour la gloire de Dieu" et que tu te retrouves, comme par hasard, à court d’argent, pose-toi de sérieuses questions. Soit Dieu t’a bien envoyé.e mais tu n’as pas pris le bon chemin pour arriver à destination, soit Dieu n’est pas du tout dans tes projets, tout "sanctifiés" qu’ils puissent paraître, et tu es simplement entrain de suivre les désirs de ton cœur. Dans tous les cas, tu as "perdu Dieu". Quand le vin est venu à manquer aux Noces de Cana, il y a immédiatement eu un miracle parce que Jésus était de la partie. Comme dit mon pasteur, « Ne demande pas à Dieu de bénir ce que tu fais. Trouve au contraire ce que Dieu est entrain de bénir et implique-toi. Mets ta main à la pâte. » Si Dieu est réellement dans une cause, s’Il est réellement à l’origine d’un projet, si c’est Lui qui a vraiment dit « Emmène-Moi cela, J’en ai besoin », alors n'importe quel système physique ou spirituel dans l’univers sera forcé de se soumettre et de laisser aller les ressources dont tu as besoin. Penses-y.

Excellente semaine en LUI.

lundi 30 juin 2014

Pourquoi le Saint-Esprit?

 

La semaine dernière, le Seigneur m’a rappelé la raison fondamentale pour laquelle l’Esprit de Dieu nous a été donné. Nous pouvons parfois être si absorbés par la routine de l’église locale que l’on en oublie même la raison première de toute activité chrétienne. Voici quelques faits au sujet du Saint-Esprit.

En Esaïe 61.1, le prophète annonce le ministère du Seigneur et dit: « L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles… »

Après avoir résisté à la tentation, Jésus quitte le désert, revêtu de la puissance du Saint Esprit, et Il s’en va enseigner dans les synagogues. Il ouvre le livre du prophète Esaïe et annonce : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle [i.e. l’Évangile] aux pauvres [en esprit – cf. Mat 5.3]. Luc 4.14-15, 18

Peu avant sa mort, Il promet aux disciples de leur envoyer un Consolateur de la part du Père ; l’Esprit de vérité qui rendra témoignage de Lui. Il ajoute qu’eux aussi rendront témoignage (Jn 15.26-27).

Après Sa résurrection et juste avant Son ascension, Il promet encore : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » Actes 1.8.

Il ressort de tous ces passages que chaque fois que nous recevons le Saint Esprit, c’est d’abord et avant tout pour annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle de la mort et de la résurrection de Jésus ; la Bonne Nouvelle de la rémission des péchés en Son Nom. C’est ce que Pierre a justement fait après son baptême dans le Saint Esprit. Il a annoncé Jésus avec courage et puissance : Sachez donc tous avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié (Ac 2.36).

Aujourd’hui, nous préférons nous limiter à la première partie de la promesse: Mais vous recevrez une puissance. Et l’église, et les chrétiens n’ont que cela en tête : la puissance. Cependant, peu importent nos dons spirituels ou dons de ministère, la raison pour laquelle Dieu répand son Esprit sur toute chair depuis la Pentecôte n’a pas changé: c’est pour faire connaître la Bonne Nouvelle de Jésus. C’est pour prêcher l’Évangile. Les miracles, les signes et les prodiges ne sont pas la finalité, mais juste des outils pour atteindre l’objectif principal. Ce sont juste des éléments qui préparent la plateforme sur laquelle sera présenté l’Évangile. Une plateforme pour rappeler au monde qu’un homme est venu sur terre; Il était plus qu’un homme; Il était le Fils de Dieu ; Il est mort pour nos péchés. Il est ressuscité des morts et Il nous a rachetés de la mort spirituelle et de la mort physique. Ensuite Il est monté au ciel et nous a envoyé le Saint-Esprit afin que nous partagions cette Bonne Nouvelle.

Le Saint-Esprit ne nous a pas été donné pour prêcher autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié (1Cor 2.1-2, Gal 3.1). Nous aimons nous prêcher Jésus Christ glorifié (la puissance, la prospérité, les dons, la guérison etc.); mais nous n’aimons pas prêcher ou enseigner Jésus Christ crucifié. Prêcher Jésus Christ crucifié, c’est prêcher la raison pour laquelle Il est mort ; c’est exposer le problème du péché et c’est prêcher la nécessité de la repentance. Autant de choses que le chrétien du 21e siècle n’aime plus entendre.

Je prie que nous mettions les jours qui suivent à profit pour réfléchir sur ces choses. Bonne semaine et que Dieu vous bénisse.

lundi 23 juin 2014

Bribes de sagesse : Ne détruis pas

 

« Celui qui se relâche dans son travail est frère de celui qui détruit » (Pr 18.9) ou encore, « Celui qui néglige son travail et celui qui le détruit se ressemblent comme des frères. » (PDV). C’est le genre de verset que l’on connaît, mais auquel on ne prête pas spécialement attention. Cependant, je paressais un peu lorsque je l’ai relu la semaine dernière et je me suis sentie interpellée. Comme moi, y a-t-il quelque chose que tu devrais être entrain de faire; quelque chose dont tu devrais t’occuper; mais que tu négliges ?

Celui qui néglige est frère de celui détruit. En effet, quand les choses ne progressent pas, elles finissent tôt ou tard par régresser et éventuellement, disparaître. Il y a plus de 25 versets qui illustrent le fait que Dieu n’aime ni la paresse ni la négligence. Le sort du mauvais serviteur dans la parabole des talents (Mat 25) montre qu’Il a également horreur du statu quo. « Tu m’as donné un talent et après X années, je te le rends tel quel ! » Si quelqu’un, qui ne vous as pas vu depuis longtemps, demande de vos nouvelles et que tout le monde lui répond : « Il est toujours comme tu l’as laissé. » Ou bien, « Ah, elle n’a pas changée ; elle est là. » C’est grave. Et je ne parle pas du physique; car si ne pas changer physiquement en dix ans ou plus (rides, cheveux blancs, embonpoint) est une grâce, ne pas évolué du tout (même boulot, même maison, même voiture…) est une plaie.

Celui qui néglige son travail est frère de celui détruit. Le travail dont il est question comprend les emplois rémunérés; les tâches domestiques et le travail communautaire, associatif ou caritatif y compris, le service à l’église. Tout ceci doit être fait avec excellence. En fait, puisque la Bible nous demande de TOUT faire COMME pour le Seigneur (Col 3.23), alors tout ce que nous faisons, même en dehors de l’église, représente donc l’œuvre de Dieu et tout ce que nous faisons doit en réalité être considéré comme un ministère. Or, maudit soit celui qui fait avec négligence l'œuvre de l'Éternel (Jér 48.10). Enfin, accepter Jésus comme Sauveur pour échapper à l’enfer n’est pas tout. La Bible nous invite aussi à travailler à notre salut avec crainte et tremblement (Phil 2.12). Négliger ceci (ne pas prier, ne pas méditer la Parole de Dieu, ne pas obéir aux commandements, ne pas être régulier à l’église) ; bref refuser de grandir, revient à détruire sa vie spirituelle ; et on sait tous comment cela se terminera. Voici pourquoi la version Amplifiée (anglais) ajoute : Celui qui ne dépense pas tous ses efforts pour se guérir est frère de celui qui se suicide. A bon entendeur, salut !

Bonne semaine en LUI et bon travail.